A l'abordage de la Culture

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{Ma’Pirate} Brume légère sur notre amour, de Madeleine Chapsal

Brume légère sur notre amour
de Madeleine Chapsal
Editions Fayard (Collection Littérature française)
Sortie le 2 mars 2016
176 pages
15 euros

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{Chica} Ces très chers voisins… de Eliane Garillon

Ces très chers voisins…
 d’Eliane Garillon
 City Editions (Collection Littérature)
 Sortie le 9 octobre 2013

Quatrième de couverture :

Pétronille Pignon vient de fêter ses 47 ans. Vieille fille, elle habite seule à Paris, dans un bel appartement du 16e arrondissement. Sa famille ? Des quémandeurs qui n’en veulent qu’à son argent. Ses connaissances ? Des râleurs. Ses voisins ? Des personnes infréquentables.

Bref, le niveau de tolérance de Pétronille Pignon est proche de zéro. Surtout, elle n’a besoin de personne pour se gâcher la vie ! Mais le coup bas est venu d’en haut, c’est-à-dire des chambres de bonnes.

Imaginez que dans son immeuble se sont installés une jeune Américaine et… un Mexicain. Un Mexicain !! Le pire, c’est que ces très chers voisins vont changer la vie de Pétronille, pour son malheur. Ou son bonheur ?

L’avis de Chica :

Inutile de vous dire que l’on s’identifie très facilement à l’intrigue que nous propose Eliane Garillon, car la plupart d’entre nous a déjà eu l’occasion de vivre dans un immeuble, une résidence avec des voisins qui ont tous leur caractère, leur mode de vie, leurs défauts et qualités, leur histoire que l’on partage, ou pas, ou de loin ! ^^

Aaah et ne me dites pas que vous n’avez jamais croisé LA personne qui vit au milieu de tous nos voisins mais ne peut au final supporter personne et pour qui l’on voit bien que c’est une épreuve de nous tolérer dès que l’on sort de son idée des voisins corrects et convenables !!! Cette personne c’est Pétronille Pignon, l’une des habitantes de ce petit immeuble cossu du 16ème dans lequel nous allons passer un petit bout de temps. Elle m’a beaucoup fait rire par sa tendance à critiquer tout et tout le monde. L’on découvre ses voisins – Miss Cookie et Miguelito, respectivement jeune américaine et mexicain – à travers ses yeux mais l’auteure a la bonne idée d’offrir à ces deux personnages la possibilité de prendre la parole également ce qui leur permet quelque part de se défendre de tout ce dont les accable la Dame Pétronille. Cela équilibre les choses car je ne suis pas certaine qu’un roman porté par uniquement le personnage de Pétronille m’aurait autant plu. Cela rythme également bien l’intrigue puisque l’on avance dans celle-ci avec le personnage concerné à chaque fois, et cela évite l’écueil principal lorsqu’un roman n’est porté que par un seul personnage : l’on ignore tout clairement des pensées et motivations des autres.

Ici du coup, c’est tout l’inverse et j’ai beaucoup apprécié découvrir Cookie et Miguelito directement auprès d’eux. Ils m’ont tout deux beaucoup touchée et les rebondissements ou révélations qui vont plus particulièrement les concerner m’ont plu, m’ont émue et même parfois surprise. L’évolution de Pétronille est appréciable, quant à elle, et l’on s’attacherait presque à cette petite dame de ce fait. Je ne veux pas trop en révéler pour ne pas vous spoiler bien entendu car c’est un roman pour lequel il faut garder un peu de mystère. J’ai toutefois quelques réserves sur la fin à laquelle je ne m’attendais pas et qui m’a un peu déçue j’avoue… Du coup, j’aimerais bien avoir votre avis pour savoir ce que vous en avez pensé de votre côté !

En résumé, d’un côté un livre drôle, frais et vrai qui nous permet de passer un très bon moment de lecture pour toute la première partie, et de l’autre une petite déception pour la seconde partie, certains rebondissements et notamment la fin. Des personnages sarcastiques, attachants, réalistes et qui nous inciteraient presque à regarder différemment nos voisins après coup ! 😉

Un grand merci à Eric Poupet et à City Editions pour cette lecture très sympathique ! 🙂


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{Steph} Les Vivants, Matt de la Peña

Les VivantsLes Vivants
de Matt De La Peña
Editions Robert Laffont (Collection R)
Sortie le 13 Mars 2014
381 pages
17,90 euros

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{Favole} Lucynda Dubois – Tome 1 : Un avenir compromis, de Delphine Wysocki

lucynda

LUCYNDA DUBOIS
Tome 1 : Un avenir compromis
de Delphine Wysocki
Editions Edilivre

Sortie le 5 Septembre 2013
344 pages

 

Quatrième de couverture :

Lucynda est une fille sans histoire, menant une existence des plus banales. Elle a arrêté ses études et travaille dans un fast-food. Ayant toujours eu énormément de mal à s’attacher aux gens qui l’entourent, sa vie se trouve bouleversée, du jour au lendemain, par une tragédie. Elle doit réapprendre à vivre en oubliant tout ce qui faisait son quotidien et rencontre des personnes hors du commun qui vont lui ouvrir les portes d’une destinée fantastique?

L’avis de Favole :

Je tiens tout d’abord à remercier l’auteure de m’avoir permis de découvrir son roman.

Lucynda Dubois conjugue plusieurs genres à la fois. Ce qui est à la fois un bien comme un mal selon moi. Le point positif c’est qu’il peut plaire à un plus large public mais mêler tous ces genres peut aussi le perdre. En effet, quand j’ai commencé à lire, j’ai eu l’impression de me plonger dans un roman de vie, celle de Lucynda, jeune femme se cherchant encore et celle de sa famille. Puis, très vite, des éléments fantastiques se mettent en place. Et lorsque l’on pense savoir où l’on va, l’on se retrouve plongé dans de la Bit-lit, puis dans de la Science-Fiction. Cela peut nous surprendre agréablement mais au final j’ai surtout été décontenancée par tous ces rebondissements que j’ai trouvés trop peu expliqués, et parfois maladroitement introduits.

Ce qui m’amène à un deuxième point négatif, les secrets et le peu d’explications donné au cours du récit. Nous sommes, tout comme Lucynda, immergés dans un univers que nous ne comprenons pas et les seuls personnages qui pourraient nous éclairer gardent le silence. Alors bien sûr cela permet de comprendre la frustration de l’héroïne et de nous mettre facilement à sa place mais à force de ne lâcher que trop peu d’indices et de créer tous ces mystères, je me suis lassée et j’ai donc eu beaucoup de mal à le finir. De plus, le récit est assez lent, quelques passages sont prenants mais ils sont peu nombreux et entrecoupés de longs moments d’inaction.

Passons maintenant aux personnages. Peu m’ont hélas plu. L’héroïne est nombriliste et se plaint un peu trop souvent à mon goût. Elle est décrite comme quelqu’un de solitaire mais elle devient vite proche d’Hely et de ses compagnons. Bien sûr, l’auteure nous explique pourquoi mais j’ai tout de même trouvé cela facile. Mais ce qui m’a le plus dérangée, c’est son indifférence face à l’état de son frère. Au début de l’histoire, il est dit qu’elle est très proche de lui et lorsqu’il leur arrive un événement dramatique, un événement qui va bouleverser la vie de Jimmy (son frère), elle n’est pas là pour lui. Il se passe même un long moment avant qu’elle ne prenne de ses nouvelles. Quant à Jimmy, quand enfin nous le revoyons, il se remet à une vitesse étonnante. Comme si sa curiosité pour un nouveau monde lui faisait totalement oublier son chagrin. Un peu dur à comprendre pour moi.

Les personnages rattachés à ce nouveau monde m’ont paru beaucoup plus intéressants et attachants. Tout comme l’univers mis en place qui a l’air bien et donne envie d’en apprendre plus. Mais là encore l’auteure ne nous dévoile que peu d’informations à leur sujet. Malgré tout il faut garder à l’esprit que c’est un premier tome qui pose les bases et installe les personnages, il est donc normal que tout ne soit pas révélé. La fin inattendue m’a tout de même donné envie de connaître la suite.

En bref, un roman alliant fantastique, bit-lit et science-fiction et qui présente un univers intéressant mais peu exploité. De nombreuses longueurs et un personnage principal qui ne m’a pas convaincue. Malgré tout je suis curieuse de connaître la suite et d’en apprendre plus sur cet univers.


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{Marina} Le jeu de l’assassin, de Nils Barrellon

 

jeu de l'assassin

Le Jeu de l’Assassin
de Nils Barrellon
City Editions (Collection Thrillers)
Sortie le 8 Janvier 2014
284 pages

Quatrième de couverture :

Le cadavre d’une femme poignardée avec une violence extrême est retrouvé sur les rails, près de la gare du Nord. Elle n’est que la première victime d’une longue liste. A chaque fois, les proies sont des prostituées dont le tueur sème les corps dans différents quartiers populaires de Paris.

Des meurtres sordides sans motif apparent. Le commissaire Kuhn n’a pratiquement aucun indice et l’enquête s’enlise. Jusqu’à ce que le meurtrier fasse en sorte que l’on retrouve sa trace. Il relance la partie dans un jeu macabre avec la police. Un jeu de piste infernal au dénouement inattendu…

IL ASSASSINE SANS PITIÉ. ET PARIS EST DEVENU SON TERRAIN DE JEU.

L’avis de Marina :

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman policier et je suis heureuse que ce soit celui-là qui m’ait fait renouer avec ce genre. Un énorme merci à Eric Poupet pour ce partenariat car ma lecture fut un vrai plaisir.

J’ai beaucoup aimé la plume de Nils Barrellon qui est très fluide et recherchée. L’intrigue est digne de celles que l’on peut trouver dans les séries TV ou les films policiers. L’auteur a effectué de nombreuses recherches sur le travail de la police. De nombreuses références très précises ainsi que des expressions spécifiques à certaines procédures sont présentes tout au long du roman. Cela rend le récit encore plus réaliste et nous permet de s’accrocher plus fortement à l’histoire.

Les personnages sont tous très bien décrits et développés, à tel point que l’on arrive à les imaginer facilement et à se faire l’enquête dans notre tête tout au long de la lecture. L’équipe est diversifiée et l’humour qui rythme parfois leur dialogues permet un attachement plus facile au récit.

L’histoire tient la route du début à la fin. Le suspens reste constant dès qu’il est enclenché et surtout crédible. L’écriture est tellement bien maîtrisée que dès le moment où nous savons qu’il s’agit d’un serial killer, lâcher le livre devient encore plus dur. Les rebondissements sont bien placés et non lascifs. Bref ce livre est un thriller très bien réussi!!!!

Ma chronique est courte mais c’est pour éviter de trop vous en dire car je l’ai tellement aimé que je serais capable de vous révéler des choses qu’il ne faudrait pas!!! Donc je préfère que ce soit court mais sans spoils!! En tout cas un grand merci à Nils Barrellon pour ce petit trésor de thriller et merci à Eric Poupet pour ce partenariat et cette magnifique découverte!!!!


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{Steph} Les 100, de Kass Morgan

LES 100
Tome 1
de Kass Morgan
Editions Robert Laffont (Collection R)
Sortie le 23 Janvier 2013
378 pages
17,90 euros

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{Steph} Belle époque, de Elizabeth Ross

Belle époqueBelle Epoque
de Elizabeth Ross
Editions Robert Laffont (Collection R)
Sortie le 14 Novembre 2013
418 pages
17,90 euros

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{Steph} Secret de lune – Tome 1 : Croissant de Lune, d’Angélique Ferreira

 

croissant de lune

Secret de lune
Tome 1 : Croissant de lune
d’Angélique Ferreira
Editions Flammèche (Collection Flamm’bleue)
Sortie le 6 décembre 2013

Quatrième de couverture :

 « J’ai pitié de vous, Nicolas. Vous n’êtes pas heureux et ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Un père qui a honte de votre orientation et de vos choix de carrière, une sœur qui se plaît à vous faire passer pour un idiot, et personne sur qui réellement compter. »

Lorsque les routes de Nicolas Valentin Pontault et d’Iris Sélène Black se croisent, ce n’est pas l’amour qui les unit. Au contraire ! Le premier n’est qu’un jeune homme ordinaire : photographe, modèle et professeur de théâtre à Lyon, son univers bascule le jour où il perd son travail. Déterminé à ne pas se laisser abattre, il décide de saisir cette occasion pour reprendre ses études.

La seconde est une jeune bibliothécaire qui tente tant bien que mal d’échapper au clan de sorcières dont elle est l’une des héritières. Traitée comme une pestiférée par les siens, Iris est fermement décidée à ne pas les laisser contrôler sa vie. Malgré ces différences, lorsque Nicolas est transformé en loup, c’est auprès de la jeune femme qu’il trouve réconfort et protection. Au même moment, une étrange série de meurtres s’abat sur la ville, et tout porte à croire que l’assassin en a désormais après eux…

L’avis de Steph :

Habituellement, je ne suis pas du tout attirée par de l’Urban Fantasy mais à la lecture du résumé je me suis tout de même laissée tenter par le dernier livre d’Angélique Ferreira. J’ai donc décidé de bousculer mes habitudes et de m’essayer à un nouveau genre. Je sors de cette lecture avec un avis plutôt mitigé. L’histoire et la trame générale m’ont plu mais certains points ont entravé ma lecture et m’ont empêché de l’apprécier pleinement.

     Dans ce récit, nous suivons Angèle alias Iris Black, une sorcière sans pouvoir issue d’une famille de sorciers très puissante. Et Nicolas Pontault, un homme qui devient loup-garou suite à une morsure. Pour ma part, ces deux personnages sont complétement opposés et ils ont, de ce fait, provoqué en moi des sentiments contradictoires. Le personnage d’Iris m’a tout de suite plu. Elle est courageuse, elle a du répondant et un fort caractère. J’ai trouvé son personnage attachant de par son vécu qui m’a vraiment touché. En effet, seule sorcière de son clan à ne pas avoir de pouvoirs, elle vit en solitaire, rejetée par les siens. A contrario, j’ai trouvé le personnage de Nicolas totalement exaspérant. Il est imbu de lui-même, arrogant, narcissique et cruel. Même si son personnage évolue au cours de l’histoire et que les différentes circonstances le font grandir et changer, il ne m’a pas du tout émue.

   Je trouve que l’alternance des points de vue est un vrai plus pour le récit car tantôt l’on perçoit le monde du point de vue d’Iris, tantôt du point de vue de Nicolas. C’est enrichissant de connaître les pensées de chacun – même si parfois j’ai trouvé que cette alternance n’était pas toujours claire pour le lecteur. Effectivement, comme il n’y a pas de démarcations entre les différents changements, parfois je me suis retrouvée perdue à me demander dans quel esprit je me trouvais.

   Au niveau de l’intrigue du récit, même si elle est un peu longue à se mettre en place, elle est plutôt bien menée par l’auteure. Après une attaque de loup-garou, Nicolas en devient lui-même un. Iris décide de le prendre sous son aile et de s’occuper de lui. Parallèlement, d’étranges meurtres se produisent en ville. J’ai aimé le côté investigation du récit où les personnages principaux essayent de résoudre les mystérieux crimes. En revanche, il y a certains éléments que je ne trouve pas crédibles. Notamment, le fait que Nicolas accepte aussi rapidement sa nouvelle condition de loup, alors qu’il n’avait jusque-là jamais eu affaire à la magie. Il n’est pas vraiment surpris et cela m’a beaucoup gêné. Le second point négatif, ce sont les scènes de sexe. Non pas qu’elles soient choquantes ou nombreuses mais elles n’apportent, pour moi, rien au récit. Ainsi que le langage que j’ai trouvé légèrement vulgaire. Je n’ai pas l’habitude de lire des romans où les personnages s’insultent.

     Malgré ces quelques maladresses, je souhaite souligner la richesse du récit. J’ai aimé les références aux légendes irlandaises et en particulier à celle du Cù. J’ai trouvé que l’auteure décrit à merveille cet univers et je ressens à travers le récit cet énorme travail de recherches qui a dû se faire en amont pour obtenir ce résultat. J’ai aimé en apprendre plus sur les sorcières : une des créatures surnaturelles qui me fascine le plus. Et j’ai apprécié toute la mythologie et l’atmosphère générale du roman. Voir évoluer les personnages et en apprendre plus sur eux. Je conseille cet ouvrage aux fans d’Urban Fantasy qui prendront, j’en suis sûre, beaucoup de plaisir à lire ce récit.

Merci à Angélique Ferreira pour le partenariat !


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{Marina} Je suis sa fille, de Benoît Minville

je suis sa filleJe suis sa fille
de Benoît Minville
Editions Sarbacane (Collection Exprim’)
Sortie le 4 Septembre 2013
253 pages
14,90 euros

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{Dawn} Le passage des ombres, de David Moitet

 

Le passage des ombres
de David Moitet
City Editions (Collection Thrillers)
Sortie le 11 Septembre 2013

Quatrième de couverture :

« La porte est en dedans ». C’est le mystérieux message gravé il y a des décennies sur le seuil de la chapelle de Tréhorenteuc, en Bretagne. Personne n’a jamais compris ce que cela signifie. Sauf, peut-être, Léonard de Vinci… Loin de se douter que cette inscription va transformer sa vie, Thomas Galion, l’ancien flic de la criminelle, profite de vacances bien méritées en mer Rouge avec son amie. Mais leur séjour se transforme en cauchemar… Qui sont ces hommes qui les pourchassent ? Y-a-t-il un lien avec la délicate affaire qu’ils viennent de résoudre ? Un chassé-croisé sanglant entre la France et l’Egypte les entraîne au-delà de tout ce qu’ils pouvaient imaginer, à la découverte d’un secret précieusement gardé au fil des siècles… Complots, meurtres et trahisons : le pouvoir rend fou.

L’avis de Dawn :

Une relative déception.

Je ne connaissais pas cet auteur. J’ai été attirée par le commentaire prometteur de Gérard Collard, indiquant qu’ « il y a du Franck Thilliez chez David Moitet ». Comme j’adore Franck Thilliez, j’ai sauté sur l’occasion de le découvrir quand City Editions nous a proposé la liste de partenariats. Je tiens d’ailleurs à remercier la maison d’édition pour cette belle opportunité.

Malheureusement, bien qu’il y ait de bonnes choses dans ce livre, je n’ai pas apprécié et j’en ressors quelque peu déçue.

Commençons par le résumé. Il est très tentant : mystère, intrigue, complot … il faut reconnaître que c’est très alléchant ! Le lecteur découvre (ou redécouvre, j’y reviendrai), Thomas Gallion, ex-flic de la criminelle, qui après une affaire éprouvante, prend des vacances en Égypte avec sa petite-amie. Après une première semaine de rêve, de visites et de dépaysement, ils entament leur seconde semaine par la découverte du snorkelling, plongée en eaux peu profondes pour observer les poissons et la flore des fonds marins. Cependant, la virée tourne au cauchemar quand Thomas et Maria se font agresser par des plongeurs. Pourquoi ? Est-ce une simple attaque de touristes ? Ils comprennent vite que cela n’est pas le cas et qu’ils doivent rejoindre le Caire pour rentrer rapidement en France mais rien ne va se passer comme prévu.

En parallèle, le lecteur est invité à lire la correspondance de Léonard de Vinci à Érasme, concernant une étrange découverte du génie du XVI  siècle. Un homme souhaitant devenir son apprenti lui a envoyé un étrange objet, dont il découvrira au prix de réflexions et d’efforts le mécanisme, ce qui entraînera pour son lecteur de gros bouleversements.

L’intrigue comme vous le voyez se met en place et commence bien mais je n’ai pas accroché pour plusieurs raisons. La principale c’est qu’il s’agit ici d’une suite et que cela n’est indiqué nulle part. Le lecteur va le comprendre assez vite. Et au lieu de laisser du mystère sur le premier volet, l’auteur va tout nous raconter. Là, deux réactions : 1/ heureusement finalement, parce que sinon, je n’aurais rien compris au livre et 2/ quel dommage parce qu’en définitive j’aurais été prête à lire le 1er et jouer le jeu de lire en service presse cette suite. Du coup, comme tout est donné, cela ne donne pas envie de lire le premier volet une fois ce roman lu…

Il est donc difficile de vraiment aller au bout d’une chronique, comment vous indiquer si cette suite est originale, si elle surprend, casse le style, est utile, inutile, est dans la continuité ou non du premier … sans avoir lu Suicide cellulaire.

La seconde raison de cette relative déception, c’est que tout va beaucoup (à mon avis) trop vite. Les événements s’enchaînent mais souvent avec un  manque de détails qui permettrait d’accrocher davantage le lecteur. De plus, certaines actions ou réactions des protagonistes manquent de naturel (surtout dans les dialogues du début). Il reste une impression de vite fait, vite écrit, vite passé. Je préfère quand certaines choses sont sous-entendues, quand il y a plus de suspense, une atmosphère plus insinuée, comme si on marchait sur des œufs et quand on a progressivement le voile qui se lève. C’est donc dommage, car comme je le dis au dessus, il y a de bonnes choses dans ce livre. Et je pense que tout vient du fait de ne pas avoir lu le premier.

Déjà, les parties « lettres de De Vinci » sont vraiment bien, même si parfois, j’ai eu l’impression que Léonard s’exprimait un peu trop « comme nous ». J’aurais apprécié une différence plus marquée dans le style. Mais toutefois, c’est ici très subjectif et personnel.

Une fois l’intrigue plus avancée, le lecteur suit cette histoire d’objet mystérieux et le style est plus fluide, l’action plus accrocheuse. La seconde moitié du récit m’a davantage plu. Même si le héros ne fut pas mon personnage préféré, j’ai pris plus de plaisir à le suivre qu’au début. Le style du récit change et le nœud de l’intrigue pourrait surprendre. Je n’ai pas trouvé la théorie très originale mais je pense que c’est le fait de regarder pas mal de séries TV. Mais néanmoins je ne doute pas que d’autres seront surpris et n’auront pas vu les choses aller dans ce sens.

Il y a donc du bon et du moins bon dans ce livre, cependant je ne resterai malheureusement pas marquée par ce récit, l’auteur est toutefois très certainement une plume à suivre. J’ai apprécié ses notes à la fin qui approfondissent certains aspects, c’était très intéressant. Il est donc vraiment dommage de ne pas avoir précisé qu’il s’agissait d’une suite car je pense que j’aurais beaucoup plus « accroché » en ayant lu le premier volet.

Bref, je le conseille surtout à ceux qui auront lu Suicide cellulaire ou que cela ne gène pas de « prendre le train en marche ».

 

Merci à Eric Poupet et à City Editions pour le partenariat !


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{Steph} Mon plus grand combat , de Flo Jallier

mon plus gd combatMon plus grand combat
de Flo Jallier
Éditions Sarbacane (Collection Exprim’)
Sortie le 8 Janvier 2014
238 pages

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Les Pirates fêtent la Saint-Valentin – Concours #5

Merci beaucoup à Chez CLM pour le logo! 🙂

Jour 5 (même si publié le 6 ^^), nous continuons les cadeaux !!

Et puisqu’aujourd’hui je vous ai parlé de Lindsey Kelk (juste là si vous n’avez pas encore vu!), c’est un exemplaire poche de « 10 bonnes raisons d’être célibataire » de Lindsey Kelk que nous vous proposons de gagner grâce à la générosité de Milady Romance !! 🙂 Un gigantesque merci à eux d’offrir ce petit trésor rien que pour vous, pirates! 😀

Vous voulez en savoir plus avant de vous lancer ? Pas de soucis : je vous propose de lire mon avis sur ce roman que j’ai a-do-ré !! 🙂

¤ ¤ ¤

On commence avec… (oui je vais vous étonner ^^) … un petit tour des couvertures !

Voici les couvertures VO dont une nouvelle fois, bien qu’elles soient complètement différentes, je suis faaaan !! 😀

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Et voici nos couvertures françaises avec celle de la version grand format (Collection Romans de Milady Romance) et la version poche publiée le mois dernier (Collection Central Park de Milady Romance) ! J’ai pour ma part une large préférence pour la version poche! hihi 😀 Pourquoi ? Eh bien car elle respecte la couleur de cheveux de l’héroïne qui (oui oui oui!) est rousse !!!! Et vous?

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10 bonnes raisons d’être célibataire
de Lindsey Kelk
Editions Milady Romance (Collection Central Park)
Sortie le 24 Janvier 2014

Quatrième de couverture :

Depuis que Simon m a larguée, rien ne va plus. Moi, Rachel Summers, je suis de nouveau célibataire ce qui ne m était pas arrivé depuis belle lurette. La déprime, quoi. Heureusement, après une bonne cuite, Emelie et Matthew, mes deux meilleurs amis, ont concocté pour moi une liste sur mesure : celle qui me fera découvrir les joies du célibat.
Sur les murs de mon appartement, j ai écrit : « Simon est un connard.»
C est un bon début. Il me reste quinze jours pour changer de look, partir à l étranger, me faire tatouer, enfreindre la loi et dégoter l homme de ma vie.
Alors, pari tenu ?

L’avis de Chica (chronique réalisée l’année dernière lors de la sortie du roman en Grand Format pour le site Place To Be) :

J’étais tombée l’année dernière sur la couverture VO de ce livre The Single Girl’s To-Do List, et une fois le résumé lu, j’étais complètement sous le charme! Lorsque j’ai donc appris que Milady choisissait CE livre pour lancer sa nouvelle collection – « Grande Romance » – j’ai sauté de joie et depuis,  je n’avais plus qu’une hâte : être au mois de janvier pour ENFIN pouvoir découvrir ce livre et cette auteure qui me faisaient rêver !

Inutile donc de vous préciser que je me suis littéralement jetée sur le livre dès que je l’ai reçu… et je n’ai pas été déçue ! Au contraire, je vous présente mon tout premier coup de cœur de cette année 2013 !

Milady commence en beauté sa nouvelle collection, c’est le moins que l’on puisse dire. Et comme le dit si bien le Daily Record je lui décerne haut la main une médaille d’or : humour, amitié, amour, courage, tendresse, volonté, tout y est ! Lindsey Kelk nous offre un cocktail extrêmement bien dosé de toutes ces petites choses et l’on se perd avec bonheur dans le monde de Rachel Summers. Ses deux amis, Emelie et Matthew sont tout aussi irrésistibles qu’elle et à eux trois ils forment le trio parfait pour mener ce roman du début à la fin.

L’auteure gère à merveille le tempo de l’histoire, sans longueur ni tralalas inutiles : le temps tout simplement de permettre à Rachel de se reconstruire et de reprendre sa vie en main après sa rupture. Moment par lequel nous sommes nombreux à être passés et question que l’on se pose fréquemment : après une voire plusieurs longues relations, comment fait-on pour vivre de nouveau seul, apprendre à ne dépendre plus que de nous-même ?

C’est ce qui pose le plus de problème en réalité à Rachel, et ses deux amis (qui sont juste d’enfer, je veux les rencontrer !) vont l’accompagner et trouver ce qui lui permettra de se libérer complètement de son ex et de cette vie confortable, morne et presque sans grand intérêt qu’elle s’était forgée. Tout cela en usant de son TOC favori : les listes, et en lui en concoctant une sur mesure !

 J’en profite pour placer mon seul tout petit bémol sur ce roman : le titre en VF. Un peu maladroit je trouve et qui, c’est dommage, ne s’accorde pas avec l’esprit de cette fameuse liste qui guide tout le roman et qui doit aider Rachel à surmonter sa rupture et devenir donc célibataire « officiellement ». Il ne s’agit pas d’une liste des dix raisons pour lesquelles par exemple, elle est mieux célibataire qu’en couple. Une traduction plus proche aurait été préférable selon moi et aurait permis à ce livre de réaliser un score parfait !

Cela n’enlève rien au charme de l’histoire en elle-même bien sûr, ce qui est le plus important, je le sais. Je pinaille, que voulez-vous mais en réalité j’avais eu un tel coup de cœur pour la couverture en VO et son titre que forcément, j’ai été peut-être plus attentive que d’autres aux choix effectués en VF.

 Revenons-y à l’histoire d’ailleurs : je me suis laissée envoûter par elle dès les premiers mots. Difficile de ne pas prendre part à l’intrigue car l’on se retrouve projeté dans un monde plus que semblable au nôtre où Facebook, Twitter, la télé, la photographie, la mode et le maquillage font loi. L’on s’y retrouve et l’on s’y plait contrairement à ce que l’on pourrait croire car Rachel est une personne tout ce qu’il y a de plus normal, une personne telle que nous. Les références aux films, séries, livres actuels, en plus d’être ultra bien choisis, sont un atout supplémentaire, et nous permettent de nous identifier une fois de plus sans peine à l’un ou l’autre des personnages. Le livre en devient ainsi un roman dans l’ère actuelle, surfant sur la vague des romans rafraîchissants, modernes et bourrés d’humour dont Milady Romance est bien décidé à nous faire profiter – à l’image des romances de la collection Milady Central Park – et l’on en redemande ! Impossible de se lasser et les pages défilent à une vitesse folle.

Attention toutefois, tout comme moi, vous risquez, une fois le livre terminé, d’avoir une furieuse envie de devenir rousse vous aussi, dénicher une boutique vintage, vous jeter dans le premier avion pour vous envoler vers le Canada et découvrir les chutes du Niagara !

Pari réussi pour Milady Romance avec le lancement de sa nouvelle collection ! Le format est en outre très sympathique : entre le poche et le grand format, il apporte un renouveau dans les collections romances et nous promet une nouvelle étagère pleine de surprises et de coups de cœur !

J’espère qu’ils continueront sur leur lancée et publieront également très prochainement la série de Lindsey Kelk qui me fait rêver depuis un sacré moment : I heart … . Croisons les doigts ! Les couvertures VO sont sublimes, j’espère que Milady pourra nous faire la joie de les conserver ! A suivre… (ajout 2014 : mes prières ont été entendues, hihihi! Vivement mars pour retrouver Lindsey Kelk et cette fois-ci avec le premier tome de « I heart » !! 😀 )

¤ ¤ ¤

Et maintenant, comment participer pour tenter de gagner un exemplaire de « 10 bonnes raisons d’être célibataire » ?

Etape 1 : Je like la page de chez CLM pour la remercier pour les magnifiques logos qu’elle nous concocte depuis plusieurs jours si ce n’est pas encore fait, c’est par ici !

Etape 2 : Je like également si ce n’est pas encore fait la page de Milady Romance, par là !

Etape 3 : Je partage le concours en mode public sur Facebook.

(Si vous n’avez pas de compte Facebook mais un blog ou autre, ce partage vaut aussi ! ;)  )

Etape 4 : j’envoie un mail à alabordagedelaculture(a)hotmail.fr (objet : Concours Saint Valentin #5)  dans lequel je n ‘oublie de donner les informations suivantes :

pseudo (pour l’annonce du résultat) :

nom et prénom :

coordonnées postales complètes :

pseudo/compte Facebook (pour les likes) :

lien de mon partage du concours :

(la politesse sera appréciée, nous sommes des pirates, pas des robots! :p )

Pour info :

* Concours ouvert à la France, à la Belgique et à la Suisse jusque dimanche 9 Février minuit !

* « A l’abordage de la culture » et Milady Romance ne seront pas tenus responsables en cas de perte des lots du concours lors de l’envoi.

BONNE CHANCE A TOUS !


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{Marina} Night School – tome 3 : Rupture, de C.J. Daugherty

NS3NIGHT SCHOOL
Tome 3 : Rupture
de C.J. Daugherty
Editions Robert Laffont (Collection R)
Sortie le 10 Octobre 2013
397 pages
17,90 euros

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{Lisa} La nuit leur appartient – tome 1: Les rêves n’ont jamais été aussi brûlants, de Sylvia Day

 

nuit leur appartient

La nuit leur appartient
Tome 1 : Les rêves n’ont jamais été aussi brûlants
de Sylvia Day
Editions Michel Lafon
Sortie le 8 Janvier 2014

Quatrième de couverture :

Ils ne peuvent se rencontrer que dans le crépuscule qui unit le rêve à la réalité. Pourtant, Lyssa Bates n’a jamais été aussi amoureuse. Et si elle sait parfaitement que cet homme aux yeux d’un bleu magnétique n’est qu’un fantasme, elle n’arrive pas à l’oublier… Jusqu’au jour où il se présente sur le pas de sa porte. Bien qu’elle brûle de lui appartenir, céder à cette tentation pourrait lui être fatal. Car Aidan Cross n’est pas un homme comme les autres, et la passion qui les consume corps et âme est non seulement impossible… mais interdite.

L’avis de Lisa :

Après le succès retentissant de la série Crossfire de Sylvia Day, ses autres écrits commencent à arriver dans les rayons de nos librairies.

Multipliant les genres pour ses romances (contemporain et historique), l’auteure nous invite ici dans un cadre paranormal où un monde parallèle et le nôtre se mêlent dans nos rêves. Chaque nuit des Gardiens pénètrent nos songes (et pas que…) pour empêcher les Cauchemars (ici des espèces d’entités maléfiques plus dangereuses qu’on ne le croit) de s’y infiltrer. Ces Gardiens peuvent prendre toutes les formes de nos fantasmes pour rendre nos nuits plus belles que jamais… C’est à ce niveau-là que se trouve la dimension érotique du livre. Aidan Cross, Gardien du Crépuscule, est envoyé chaque nuit pour rendre visite aux rêves des femmes et prendre l’aspect de leurs fantasmes (je souligne en passant qu’on ne sait absolument pas comment cela se passe pour les hommes qui rêvent… pas de Gardiennes pour eux visiblement), et c’est ainsi qu’il va se retrouver dans les rêves de Lyssa.

Cette dernière impose une résistance inédite aux Gardiens, qu’elle empêche d’entrer dans ses rêves, alors les Anciens vont désigner Aidan, leur meilleur Gardien, pour s’y introduire et découvrir quel secret peut bien cacher cette Humaine. Contre toute attente, Lyssa le laissera entrer dans ses rêves peuplés de Cauchemars mais l’accueillera pour ce qu’il est vraiment et non pas comme la représentation d’un fantasme. Une première pour Aidan qui va littéralement tomber sous le charme de cette belle humaine.

Le point de départ annonçait une histoire intéressante, bien que déjà vue dans la romance paranormale, mais malheureusement le traitement du sujet est très maladroit et devient un prétexte pour combler le texte entre deux scènes érotiques.

Entre deux rêves érotiques entre Aidan et Lyssa, nous apprenons qu’il y a un monde parallèle qui se charge de détruire les Cauchemars qui hantent nos nuits et ainsi protéger notre Monde contre sa  destruction… ( ???) Dans ce monde, Le Crépuscule, les Anciens suivent de près une prophétie qui dit qu’une mystérieuse « Clé » viendra faire exploser l’équilibre entre les deux mondes et alors les Cauchemars pourront tout détruire. Et apparemment, Lyssa serait cette « Clé »…

L’intrigue de fond est des plus confuse dans ce livre. On a l’impression que l’auteure fait l’impasse dessus pour nous abreuver de passages hots, ce qui en soit pour un roman érotique est tout à fait « normal » mais on se retrouve avec au final une histoire assez bancale, qui manque de clarté et qui nous embrouille dans notre compréhension.

Pour le côté érotique du livre, et bien que les scènes ne manquent pas, il n’a pour moi pas rempli son rôle. Les scènes sont écrasées par une romance trop guimauve qui leur enlève toute saveur. Entre celles qui se passent dans les rêves des héros et celles qu’ils auront dans la réalité, il n’y a aucune différence. Leur rapprochement physique « pour de vrai » ne nous émoustille pas plus que ça. Les héros d’ailleurs manquent de profondeur, de charme, et les dialogues entre eux sont d’une triste banalité.

La fin donne quelques éléments de réponses à l’intrigue mais sans que l’on comprenne vraiment comment tout cela a pu se faire. La porte est bien sûr ouverte pour une suite, car les aventures de Lyssa et Aidan ne sont pas complètement terminées, et les personnages secondaires (Connor et Stacey) seront les héros du second tome. J’espère que Sylvia Day aura comblé les lacunes de son intrigue dans ce second tome sinon son passage dans le genre paranormal ne laissera pas de traces dans la littérature érotique.

Malgré une bonne idée de départ, ce livre manque de beaucoup de choses qui auraient pu rendre ma lecture meilleure. Dommage.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour le partenariat !


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{Marina} Sacrée Souris, de Raphaële Moussafir

 

sacrée souris

Sacrée Souris
de Raphaële Moussafir
Editions Sarbacane (Collection Pépix)

Sortie le 5 Mars 2013

Quatrième de couverture :

Comment Léonore, une petite souris – mais vraiment supra-minus -, est devenue LA petite souris, celle qui te refile un billet contre une dent de lait. A l’origine, Léonore n’était pas la plus travailleuse des souris : elle était même super douée dans l’art de faire semblant de débarrasser la table. Elle vivait avec ses parents et sa sœur dans le Grand Grenier du Château Grandiose, comme tout son peuple… mais le jour ou la Reine des souris meurt, les laissant toutes à la merci des Rats, il faut bien trouver une solution. La solution : un palais fortifié. Un palais bâti… avec des dents de lait !

 

Mon avis :

Tout d’abord, merci beaucoup aux éditions Sarbacane pour ce partenariat et cette découverte en avant-première de leur nouvelle collection Pépix !!!! Je trouve cette nouvelle collection pour la jeunesse vraiment très bien faite !!! Après avoir lu Sacrée Souris et avoir feuilleté rapidement L’ogre au pull vert moutarde je peux dire que j’aime beaucoup ce système de textes/illustrations qui se répondent. Je pense que cela donnera vraiment aux enfants l’envie de lire ces livres. Le style de la collection est très frais et attractif car cela joue entre l’album et le roman pour l’enfant.

Raphaële Moussafir a une très jolie plume, très simple et parfaite pour les livres pour enfant. Elle a un grand sens de l’humour qui se transmet dans son personnage de la petite souris. Cet album-roman a été une vraie vague de jeunesse, de fraîcheur et d’humour pour moi !!!

L ‘histoire originale de la petite souris m’a beaucoup fait rire !! De plus, le fait qu’elle soit avec ses parents et qu’elle fasse plusieurs bêtises permettra aux enfants de s’identifier un peu à celle-ci. Mais même si ce n’est pas le cas, le fait d’utiliser un personnage connu des enfants fera que ceux-ci auront envie de savoir comment vit la petite souris. Car c’est vrai, nous la connaissons tous mais nous ne savons rien de sa vie finalement !!!

Cet album est écrit avec beaucoup de bonne humeur et d’esprit, simple et accessible pour les enfants mais aussi parfois de façon plus recherchée pour inciter les jeunes lecteurs à réfléchir et à demander pour comprendre !! Je trouve d’ailleurs que ce livre est vraiment bien pour aider les enfants dans plusieurs domaines pas toujours faciles à développer : l’imagination et le vocabulaire surtout.

Je reprends cette idée du développement du vocabulaire en précisant que l’auteur a d’ailleurs mis un glossaire à la fin de son album afin d’aider les enfants à comprendre les mots compliqués dans celui-ci !! Ce que je trouve être une excellente idée car cela va permettre une certaine indépendance au lecteur car il n’aura pas besoin forcément ainsi qu’un adulte soit constamment près de lui.

Raphaële Moussafir a écrit cet album en pensant beaucoup aux enfants d’aujourd’hui et surtout à leur caractère et je trouve ça vraiment intéressant car ce n’est pas le cas de tous les livres de jeunesse. On trouve d’ailleurs quelques moralités subtiles glissées au cours de l’histoire et c’est ce qui caractérise un bon livre de jeunesse selon moi.

Bref je conseille Sacrée Souris aux jeunes lecteurs et d’ailleurs moi-même en tant que future professeur des écoles je pense que je l’utiliserai sûrement avec mes élèves ainsi que d’autres titres de cette collection car je pense qu’il s’agira de livres aptes à susciter le plaisir de lire des enfants !

Merci encore aux éditions Sarbacane pour le partenariat !


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{Favole} Liens de Sang – Tome 1, de Callie J. Deroy

LIENS DE SANG
Tome 1
de Callie J. Deroy
Editions Edilivre

Sortie le 4 avril 2013

Quatrième de couverture :

Si emménager dans un pays étranger est déjà une aventure, celle que s’apprête à vivre Julia va bouleverser sa vie. Profondément, intensément, irrémédiablement. Ils existent, elle le sait. Mais si elle a passé sa vie à les imaginer, elle n’en a jamais rencontré. Jusqu’à aujourd’hui. Elle devrait les fuir, Ils devraient la haïr. Mais à Lakewood, les choses ne vont pas se passer comme prévu. Car Julia est hors du commun. Andrew, Daniel et Lizzie vont vite s’en apercevoir. Entre désir, amour et rivalité, certains choix seront difficiles à faire, et auront des conséquences aussi douloureuses qu’irréversibles. Jusqu’où Julia sera-t-elle prête à aller pour protéger les liens qui l’unissent à ceux qu’elle devrait craindre par-dessus tout ? Eux, des vampires…

L’avis de Favole :

Tout d’abord, je tiens à remercier Callie J. Deroy de m’avoir fait confiance et permit de découvrir son livre.

Liens de sang est un roman de bit-lit qui fait la part belle à la romance. Je ne suis pas une grande amatrice de ce genre et c’est donc avec circonspection que je l’ai commencé. Pourtant, dès le prologue, accrocheur, on se retrouve immergé dans l’univers créé par l’auteure. Le style fluide et agréable rend la lecture rapide et addictive au point qu’il est difficile de refermer le livre avant de l’avoir fini.

L’histoire de fond reste globalement dans les sentiers battus et certains schémas m’ont rappelé les quelques histoires de bit-lit que je connaissais. Cependant, le  récit nous réserve tout de même quelques surprises et des rebondissements inattendus. J’ai été étonnée de la tournure que prenaient les événements et par les décisions de certains personnages, ce qui me rendait encore plus curieuse de découvrir la suite. L’auteure alterne efficacement entre romance, découverte des personnages et de l’univers et action. J’ai beaucoup aimé le fait qu’aucun personnage ne détienne toutes les réponses : on apprend en même temps qu’eux la nature de Julia et je me suis retrouvée aussi anxieuse et perplexe que les héros face à certaines révélations.

En ce qui concerne les personnages, ils sont bien construits, ni blancs ni noirs. Au début je les ai trouvés caricaturaux mais au fil du texte on apprend à mieux les connaître et à passer au dessus de la façade stéréotypée qu’ils présentent. Le fait de connaître tour à tour les pensées des principaux personnages y est pour beaucoup. On s’y attache donc vite et il est difficile de les voir faire des choix parfois désastreux.

Quant à la fin, elle est … surprenante. J’ai terriblement envie d’avoir la suite.

 Bref, un premier tome réussi qui m’a fait rire mais m’a aussi donné quelques frayeurs. Un tome qui prend le temps de présenter les principaux protagonistes et l’univers tout en posant les  jalons du deuxième tome.

 Merci à Callie J. Deroy pour ce partenariat !

 


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{Chica} Mon papa pirate, de Davide Cali & Maurizio A.C. Quarello

Mon papa pirate
de Davide Cali (auteur)
& Maurizio A.C. Quarello (illustrateur)
 Editions Sarbacane (Collection Albums)
Sortie le 3 octobre 2013

Quatrième de couverture :

C’est l’histoire d’un papa toujours parti : normal, comme il le raconte à son fils chaque été, il est pirate et court les mers entouré d’hommes hauts en couleur : Le Tatoué, Le Barbu, Figaro… Arrive un télégramme et l’enfant et sa mère partent pour un long voyage jusqu’en Belgique, où le garçon retrouve son père – rescapé d’un accident à la mine où il travaille… Vivant, bien réel mais pas pirate pour deux sous. Des années plus tard, le père reçoit à son tour une lettre : la mine va fermer. Deuxième voyage vers le Nord. Cette fois, l’enfant devenu grand reconnaît les hommes qui ont donné rendez-vous à son père : Le Tatoué, Le Barbu, Figaro… ils sont tous là. Et son papa pirate aussi, dans sa baraque de mineur qui craque tel un vieux navire dans la tempête. Avec ses rêves et son courage, et les histoires qu’il racontait à son fiston pour tenir bon.

Voici également la vidéo-trailer de cet album réalisée par Romain Eloy :

L’avis de Chica :

Vous comprendrez facilement pourquoi j’ai choisi cet album pour commencer ma découverte des éditions Sarbacane ! Quoi de mieux que Mon papa pirate ! Alors moussaillons, embarquons à la découverte de cet album de Davide Cali et Maurizio A.C. Quarello !

Et je n’ai pas été déçue même si j’avoue que je ne m’attendais pas à un album aussi « sérieux ». Mais si, car sous le nom très ludique et enfantin, se cache en réalité un album sur le passage de l’enfant naïf et innocent à l’enfant plus mature et qui prend conscience de la dure réalité qui l’entoure.

Ici, le petit garçon grandit avec un père absent du fait de son travail et comme tous les petits garçons admirent leur père qui le leur rendent bien, celui-ci a un papa pirate qui ne revient qu’une fois par an pour son anniversaire. L’occasion pour l’auteur de mettre le doigt sur ces mineurs, qui subviennent aux besoins de leur famille en faisant ce sacrifice de ne pouvoir vivre auprès d’eux toute l’année.

Cette histoire est de plus subtilement accompagnée par les coups de crayons et de pinceau de Quarello. Ceux-ci alternent illustrations classiques d’albums lorsque les paysages sont nécessaires avec celles se rapprochant davantage de la bande dessinée lorsque plusieurs s’enchaînent afin de raconter un passage de l’intrigue. De plus, j’ai trouvé que le choix de créer certaines illustrations ne contenant que des personnages sur un fond blanc permettait de les mettre particulièrement en valeur et de se concentrer sur eux.

Enfin, la collaboration pertinente entre l’auteur et l’illustrateur se retrouve dans le choix des couleurs : plutôt vives et gaies lorsque le petit garçon voyage au pays de la piraterie, mais dans des tons foncés et gris lorsqu’il apprend la vérité sur son papa mineur. Tout le talent de Quarello est ainsi exprimé puisqu’il alterne les techniques et nous offre de sublimes crayonnés lorsque le petit garçon et sa maman vont retrouver le papa.

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Un album touchant, vrai, humain, comportant de tendres moments de complicité, retranscrits à merveille que ce soit par les mots ou les images, ou encore des scènes criantes de vérité malgré les tristes sentiments exploités. Tout sonne juste et fait réfléchir sur le sujet choisi : la relation entre un père et son fils .

Nul doute que les enfants (et les parents) reliront cet album avec plaisir pour en saisir tous les trésors cachés et qui nous échappent lors de la première lecture.

 Merci aux éditions Sarbacane pour ce partenariat !

 


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{Marina} Zelda la Rouge, de Martine Pouchain

Zelda la Rouge
de Martine Pouchain
Editions Sarbacane (Collection Exprim’)
Sortie le 28 Septembre 2013
245 pages
14,90 euros

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{Lisa} C’est quoi l’amour, de Davide Cali & Anna Laura Cantone

C’est quoi l’amour ?
de Davide Cali (auteur) et Anna Laura Cantone (illustratrice
Editions Sarbacane (Collection Albums)
Sortie le 5 Janvier 2011

Quatrième de couverture :

C’est quoi, l’amour ? demande Emma à sa maman romantique, à son papa supporter de foot, à sa mamie gâteau et à son grand-père fan de voitures. Résultat du sondage : l’amour s’ouvre lentement… et puis PAF ! il marque un but. Il est moelleux et parfumé comme un baba et il chauffe le sang comme un bon moteur. Emma, qui a du mal à s’y retrouver, sent la tête lui tourner…

L’avis de Lisa :

« C’est quoi l’amour ? » A partir de cette question universelle Davide Cali et Anna Laura Cantone réalisent un album illustré drôle, doux et poétique.

Cette question, c’est Emma qui se la pose et qui va tout naturellement se tourner vers les personnes qui lui semblent le plus à même de lui donner une réponse… les adultes.

Au fil des pages, nous suivons Emma qui découvre un peu perdue, que chacun de nous a une définition de l’amour complètement différente. Sa mère et sa grand-mère en ont une vision plus sensible et douce que son père et son grand-père qui eux voient l’amour comme une chose énorme et percutante !

Bien que parfois caricaturales pour nous adultes, les réponses recueillies par Emma qui reflètent la sensibilité de chacun donnent une idée universelle de ce qu’est l’amour.

Avec un univers aux dessins à la fois simplistes et très détaillés, cet album est riche en couleurs et en courbes, et nous fait voyager vers la douceur et la poésie.

Chaque page est magnifiquement illustrée et nous invite à découvrir tous les petits détails qui se cachent par ci par là pour donner à l’ensemble un esthétisme renversant.

Un superbe album à lire avec vos enfants, pour ses belles illustrations et la poésie du texte.

Un petit regret… Sans oublier que cet album s’adresse avant tout aux enfants, il est un peu dommage que les réponses des adultes soient un peu « clichés » et pas assez subversives.

Je termine ma chronique avec la bande-annonce très sympathique qui a été réalisée pour cet album :

 Merci aux éditions Sarbacane pour ce partenariat !

 


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{Steph} Frangine, de Marion Brunet

frangineFrangine
de Marion Brunet
Editions Sarbacane (Collection Exprim’)
Sortie le 6 mars 2013
262 pages
14,90 euros

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{Marina} Cruelles, de Cat Clarke


Cruelles

de Cat Clarke
Editions Robert Laffont (Collection R)
Sortie le 6 juin 2013
419 pages
17,90 euros

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{Steph} Les AutresMondes de Tara Duncan : La Danse de la Licorne, de Thomas Mariani

tara duncan

Les AutresMondes de Tara Duncan : La Danse de la Licorne
de Thomas Mariani
(d’après Tara Duncan de Sophie Audouin-Mamikonian)

Editions Michel Lafon – Jeunesse
Sortie le 7 novembre 2013

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{Dawn} Comme son ombre, de Val McDermid

comme son ombre

Comme son ombre
de Val McDermid
Editions Flammarion
Sortie le 3 Avril 2013

Quatrième de couverture :

Quand la psychiatre Charlie Flint reçoit un mystérieux colis rempli de coupures de presse à propos d’un meurtre sauvage, son sang ne fait qu’un tour. Le crime a eu lieu dans l’enceinte de son ancienne université à Oxford – un jeune homme battu à mort quelques heures seulement après s’être marié. Tandis que sa jeune épouse et les invités sirotaient du champagne, on jetait son corps ensanglanté dans la rivière. Charlie ne sait pas qui lui a envoyé le colis, ni pourquoi, mais elle ne peut chasser ce crime de ses pensées. Et avec sa carrière de psychiatre clinicienne qui bat de l’aile, elle dispose de beaucoup de temps libre pour enquêter. Charlie renoue alors avec le monde mystérieux et fermé d’Oxford et comprend que cet assassinat est lié à des événements encore plus sordides. Chaque pas vers la vérité la rapproche désormais du danger…

Mon avis :

Un bon polar !

C’est pour moi, une découverte de l’auteure dont j’ai souvent croisé le nom et les livres sans sauter le pas. Et je suis contente d’avoir enfin pu lire cet écrivain écossaise.

Le lecteur découvre Charlotte Flint, dit Charlie, dont la réputation d’expert psychiatre pour la police est mise à mal suite à son témoignage dans une affaire de meurtre. Elle reçoit un matin une enveloppe contenant des articles de presse concernant un procès en cours : Philip un homme d’affaires a été tué le soir de son mariage, à Oxford, il semble que ce soit par ses associés qui se rendaient coupable de délit d’initié. Mais pourquoi Charlie a-t-elle reçu cette enveloppe et quel est le message qu’on souhaite lui faire passer ?

Nous suivons en parallèle Jay Stewart, une femme d’affaire douée et ambitieuse qui écrit le second volet de ses mémoires. Elle a eu une enfance assez difficile, élevée par une mère junkie qui alors qu’elle n’avait que dix ans, a du jour au lendemain « trouvé » Jésus et peu de temps après un mari chrétien extrémiste.

Concernant l’histoire, l’intrigue est bien ficelée. J’ai apprécié l’alternance des points de vue entre Charlie qui progresse dans son enquête officieuse et Jay écrivant ses mémoires. Nous comprendrons vite le fin mot de cette histoire d’enveloppe et pourquoi nous suivons ces deux jeunes femmes précisément.

J’ai apprécié cette mise en abîme entre un des personnages qui écrit et l’auteur du roman. En effet, on nous explique que Jay est passée maîtresse dans l’art de tenir en haleine son lecteur et de finir ses chapitres par des révélations chocs. C’est un peu ce qu’il se passe d’ailleurs dans le récit de Val McDermid, et c’est assez amusant à comprendre.

La psychologie des personnages est bien travaillée qu’on les aime ou les déteste, nous avons suffisamment d’éléments pour les comprendre même si bien sûr, il y a une part de mystère en chacun d’eux pour faire vivre l’intrigue. C’est un bon polar, avec une intrigue progressive. J’ai commencé à avoir des doutes sur un personnage vers la moitié du livre et à comprendre ce qui nous était caché vers le dernier quart. C’est un peu frustrant de se dire que l’on a compris mais après, nous voulons savoir pourquoi et comment Charlie va se sortir de son enquête.

J’ai beaucoup apprécié Charlie, je l’ai trouvé assez juste, elle doute, elle se passionne, elle cherche, elle est parfois perdue dans sa vie sentimentale. Elle a toutes les raisons d’être découragée par ce qui lui arrive professionnellement mais elle comprend qu’elle a besoin d’un défi, d’une occupation et elle accepte de faire des recherches sur ces meurtres suspects. C’est un personnage très intéressant que nous prenons plaisir à suivre. De plus, son enquête est cohérente. J’ai beaucoup aimé que l’auteure convienne que Charlie n’est pas une enquêtrice mais bien une psychiatre et que donc elle ne peut pas avoir accès à toutes les informations qu’elle souhaite. N’étant pas flic, soit il y a des zones d’ombre et elle devra faire avec, soit elle pourra être aidée. Mais jamais, elle ne dépasse sa fonction et devient une super héroïne. J’ai vraiment beaucoup aimé cet aspect et la maîtrise de l’auteure à s’y tenir.

Nous découvrons un peu Oxford et son fonctionnement universitaire dans les années 90. C’est très intéressant, et nous apprenons des choses parfois assez hallucinantes pour quelqu’un vivant à notre époque. Nous oscillons entre tradition et ouverture d’esprit, entre personnages conservateurs, catholiques, lesbiennes, psychologue, flics… Un monde en contraste, en opposition, en nuances, … Le livre est aussi une occasion pour l’auteure de montrer qu’il n’est pas facile, dans ce contexte universitaire (et dans d’autres) d’être d’orientation sexuelle différente, surtout au sein de familles croyantes et cela, aussi bien dans les années 80/90 que de nos jours. Un message de tolérance, d’actualité.

Jay est le personnage mystérieux de l’histoire. Tout ce qu’elle raconte dans ses mémoires est-il vrai ? Pourrait-elle avoir des choses à se reprocher ? Ou bien est-elle parfois simplement au mauvais endroit, au mauvais moment ? Nous aimerions nous attacher à elle mais nous ne savons jamais sur quel pied danser et la peur de se laisser berner par l’auteure l’emporte !

Des personnages secondaires existent. Maria la compagne de Charlie, que j’ai beaucoup appréciée ; Magda, la veuve de Philip, qui subit le procès des associés de son défunt époux ; Lisa faisant carrière dans le développement personnel. Elle a rencontré Charlie quelques temps auparavant et cette dernière n’est pas insensible à son charme. Personnellement, plus je lisais, plus je détestais Lisa !

Dans l’ensemble, j’ai trouvé, le roman très bon, mais je n’ai ressenti la tension dramatique, la montée de suspense que pendant une trentaine de pages avant de comprendre les liens entre les morts suspectes et le Qui.

C’est très bien écrit, toutefois cela manquait un peu de rythme pour moi (il y avait des extraits de mails, de journaux, qui aidaient à renouveler le récit), même si l’histoire est très bien menée. J’ai juste relevé une erreur de prénom vers la fin (traduction ?). C’est dommage, cela casse un peu la fin surtout quand nous nous apercevons de la confusion…

Un dernier point : cette histoire m’a donné envie de voyager et surtout de découvrir l’île de Skye mais peut-être pas au mois de février !!! 😀 (Vous comprendrez en lisant le livre.) Nous sentons en tout cas, que l’auteure aime son pays.

J’ai donc passé un très bon moment de lecture avec Comme son ombre et il est assez probable que je tente de nouveau un roman de cet auteure.

Merci à Entrée Livres et aux éditions Flammarion pour ce partenariat !

Pour résumer en quelques mots : Un bon polar, bien ficelé et bien écrit, prenant mais qui manque à mon avis un poil de rythme. Cependant, les personnages sont finement creusés et l’intrigue et le roman brillamment construits. Un polar qui change, des personnalités fortes, notamment la psychiatre essayant de se refaire une carrière, des fausses pistes, des rebondissements, le tout en Angleterre et en Ecosse, je recommande !

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{Chica} Juste une ombre, de Karine Giebel

justeuneombre

Juste une Ombre
de Karine Giebel
Editions Fleuve Noir
(Sortie le 7 mai 2013 chez Pocket)

Quatrième de couverture :

Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde.  Tu manipules ? Tu deviendras une proie. Tu domines ? Tu deviendras une esclave.  Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t’imposer dans ce monde, y trouver ta place.  Et puis un jour… Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t’observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d’aller consulter un psychiatre. Tes amis s’écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t’aider. Tu es seule. Et l’ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard…

Mon avis :

Le moins que l’on puisse dire est que je me suis pris une sacrée claque ! Je savais que c’était un thriller qui m’attendait donc frissons garantis mais là, Karine Giebel remporte sans conteste la palme de l’auteure qui m’aura fait le plus angoisser lors d’une lecture. Heureusement que je lisais l’après-midi en plein soleil, car je crois bien que si l’envie m’avait prise de le faire le soir, dans le métro ou autre, j’aurais bien été incapable de bouger de mon siège. Car il s’agit bien là d’un thriller psychologique d’excellence comme j’ai rarement eu l’occasion d’en croiser. D’ailleurs, il est fort possible que la prochaine fois que je rentrerai chez moi le soir, je me mette à guetter les ombres autour de moi… ^^

Avec Juste une Ombre, Karine Giebel nous entraîne dans l’univers de Cloé. Alors qu’elle rentre d’une soirée, elle se rend compte qu’une ombre la suit et s’approche même d’elle, se confronte à elle, avant de tourner les talons sans plus de façons. Commence alors, l’intrusion de cette Ombre dans la vie de Cloé. Mais comment en parler et surtout paraître crédible lorsque c’est une Ombre qui nous suit et que l’on n’a aucun visage à mettre sur cette menace ? La quatrième de couverture donne parfaitement le ton à ce niveau-là et puisque l’on s’identifie sans peine à Cloé dès les premières pages, nous aussi, nous nous sentons effrayées, menacées, incomprises, et basculons sans peine aux côtés de l’héroïne vers la paranoïa à la limite de la folie. Karine Giebel m’a fait trembler comme jamais, et après avoir refermé le livre, je suis restée bien une heure hébétée, incapable de sortir de cet univers noir magistralement orchestré.

Le second personnage, Alexandre, est à la hauteur du personnage féminin et porte ce roman à merveille avec elle. Flic peu commun, qui va croire Cloé, l’épauler et tenter de l’aider malgré toutes ses autres obligations. Jusqu’à ce que l’auteure nous délivre la « solution », nous restons suspendus à sa plume dans l’attente de savoir le sort qu’elle lui réserve à lui aussi et surtout sa place dans cette histoire. Difficile de vous en dire plus car comment parler d’un livre qui ne se raconte pas mais qui doit se vivre intégralement sans aucune autre indication que : oublie tout, concentre-toi sur ce livre dont tu ne sortiras pas indemne.

Je ne sais pas si c’est parce que je suis une femme que ce roman m’a profondément touchée, parce que nous sommes plus sensibles à cette impression d’être suivie, cette « angoisse » que l’on a pu ressentir une ou deux fois à tort ou à raison, mais ce roman m’a vraiment bouleversée. Je me suis battue avec Cloé, ai tenté de lui donner ma force, mon courage, même si elle n’en avait nul besoin car c’est un sacré bout de femme. Une héroïne à la hauteur du talent de Karine Giebel et qui restera longtemps, tout comme sa créatrice, dans ma mémoire, j’en suis certaine. Le final est à l’image du reste du roman et je ne vous livrerai pas quelles ont été mes paroles pour vous réserver le plaisir de les dire vous-mêmes…

En tout cas, un grand merci aux éditions Fleuve Noir ainsi qu’à Phooka & Dup, les célèbres acolytes du blog Book en Stock, qui m’ont permis de découvrir ce roman et cette auteure dans le cadre de leur « Mois De… », réservé ce mois-ci à Karine Giebel (pour en savoir plus, cliquez sur le logo qui suit) ! Un moment de lecture intense et inoubliable ! 🙂

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