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{Steph} Pardonne-moi, Leonard Peacock, de Matthew Quick

2 Commentaires

Pardonne moi, Leonard Peacock
de Matthew Quick
Editions Robert Laffont (Collection R)
Sortie le 09 avril 2015
324 pages

Quatrième de couverture :

«En plus du P-38, le flingue de mon grand-père, il y a quatre paquets, un pour chacun de mes amis.
Je veux leur dire au revoir correctement.
Je veux qu’ils gardent un souvenir de moi.
Qu’ils sachent que je suis désolé d’avoir dû leur fausser compagnie.
Qu’ils ne sont pas responsables de ce qui va se passer… »
Aujourd’hui, Leonard Peacock a dix-huit ans.
C’est le jour qu’il a choisi pour tuer son ancien meilleur ami.
Ensuite, il se suicidera.
Plus tard, peut-être, il se dira que c’est OK, voire important, d’être différent.
Mais pas aujourd’hui.

L’avis de Steph :

Dévoré en un après-midi seulement, Pardonne-moi Leonard Peacock est une lecture totalement addictive. Elle m’a emportée du début à la fin, néanmoins mon ressenti est complétement paradoxal puisque je n’ai pas apprécié ce roman. En effet, je n’ai pas adhéré à l’univers proposé par Matthew Quick. Il m’a d’ailleurs fallu attendre une dizaine de jours avant de pouvoir poser des mots sur mes sentiments.

Ici, nous suivons Leonard le jour de ses 18 ans. Ses attentions sont plus que claires, Leonard souhaite assassiner son ancien meilleur ami et ensuite mettre fin à ses jours. Mais avant cela, il souhaite distribuer quatre cadeaux aux quatre personnes qu’il considère comme ses proches pour leur montrer une toute dernière fois qu’il tient à eux. En tant que lecteurs, nous allons être les témoins de toute la préparation du drame et ainsi tenter de comprendre comment il en est arrivé à cette décision extrême. Nous pénétrons complétement son esprit tourmenté pour essayer de le déchiffrer. Ce qui m’amène au premier point négatif.

Je n’ai pas spécialement apprécié l’immersion dans l’esprit noir de Leonard. Pour tout avouer, c’est le personnage en lui-même que je n’ai pas aimé : son caractère, son rôle et son évolution. Dire que je n’ai pas été émue par son passé serait un mensonge. J’ai été touchée par les révélations qui nous sont faites au fil des pages, ce qu’il vit est difficile certes mais je n’ai pas réussi à avoir de l’empathie pour lui. Est-ce parce qu’il s’agit d’un garçon ? Est-ce parce que je n’ai pas réussi à m’identifier à lui ? Je l’ignore totalement. En revanche, j’ai beaucoup aimé le rôle du professeur d’histoire de Leonard. J’ai trouvé son rôle intéressant et ses interventions judicieuses. Elles apportent un vrai plus au récit.

Ensuite, je n’ai pas non plus adhéré à la succession des événements. A vrai dire, je m’attendais à tout autre chose et je dois dire que malheureusement j’ai été déçue (te tiens tout de même à signaler que j’ai trouvé la fin du roman appréciable).
Et enfin, je n’ai pas accroché au style de l’auteur. Il est perturbant, dérangeant. Je m’explique : Matthew Quick insère des lettres venant du futur à l’intérieur même de son récit ce qui, je trouve, coupe complètement l’élan de notre lecture. De plus, il arbore un style de mise en page particulier auquel je n’ai pas adhéré non plus : il décale son texte par la droite, laisse de gros blancs en plein milieu d’un paragraphe, etc. Néanmoins, je dois reconnaître que la lecture reste malgré cela assez addictive comme je le disais précédemment. Les chapitres sont courts ce qui donne du dynamisme au récit. Et l’auteur sait imposer un certain suspense qui nous laisse dans un état d’alerte permanent. Et cela est fort appréciable pour ce genre de lecture.

En résumé, je n’ai aucun doute sur le fait que Pardonne-moi Leonard Peacock peut plaire à un certain lectorat car il possède des qualités. En ce qui me concerne, le charme n’a pas opéré mais je le conseille tout de même aux personnes qui souhaitent lire un roman psychologique prenant. C’est une lecture troublante et dérangeante, pour un public averti.

Un grand merci à la Collection R pour ce partenariat !

2 réflexions sur “{Steph} Pardonne-moi, Leonard Peacock, de Matthew Quick

  1. Même si ton avis est vraiment négatif, je me sens quand même tentée d’essayer.

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    • Oui ne te prive surtout pas! Les goûts et les couleurs ne se discutent pas! J’ai d’ailleurs lu de très bons avis donc je pense que tu as de grandes chances d’aimer toi aussi!

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